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La recherche de bien immobilier impose une stratégie
Voici un ensemble de conseils pour acquérir
un logement au meilleur rapport qualité/prix.
Première
étape : évaluer le budget
Pour une location, les propriétaires
exigent souvent une couverture par des salaires du triple du
loyer.
Sont également à prendre en compte les
frais de transport (transport en commun ou location d'un
emplacement pour un véhicule) qui peuvent être économisés
ou au contraire générés par le changement d’habitation.
Pour un achat, il faut faire le point sur
sa propre capacité financière à emprunter une somme déterminée.
Si vous souhaitez un crédit, et pouvez en bénéficier auprès
d'un organisme bancaire français, vos mensualités ne
peuvent pas dépasser 33 % de vos revenus mensuels. Ainsi,
si vous percevez 3 000 euros /mois, vous ne pouvez
rembourser plus de 1 000 euros/mois.
Bon à savoir : Plus vous emprunterez sur une longue durée,
plus vous pourrez emprunter. Aujourd'hui des banques prêtent
sur 20, 22, 25 ans et même plus. Il vous sera possible, évidemment,
de revendre avant la fin de votre emprunt. Grâce à
l'argent récupéré de la vente, vous rembourserez le solde
du crédit.
Faites des simulations de prêts que vous souhaitez :
en faisant varier le taux, la durée etc du crédit (même
avec des différences minimes), les possibilités d'achat
peuvent changer.
Si vous avez un historique bancaire en France, vous pouvez
acheter sans avoir d'apport personnel, dans ce cas la banque
vous prêtera le montant de l'achat et celui des frais de
notaire.
Pensez à mettre en concurrence les banquiers, qui soucieux
d’accroître leur clientèle, accepterons de renégocier
à la baisse, des frais de dossier et le taux du crédit.
Avec un dossier bien ficelé, il n'est en effet pas
extravagant d'espérer obtenir une réduction de taux
pouvant aller jusqu'à 0,75 %.
Deuxième
étape : envisager toutes les possibilités
Une fois que vous aurez chiffré votre
budget maximal, regardez tous les biens qui correspondent à
ce prix dans le secteur où vous souhaitez habiter et au-delà.
C’est parfois l’occasion de constater
qu’il est possible de trouver ailleurs un meilleur
logement ou un environnement plus agréable.
Troisième
étape : chercher le logement
En France, plus d'une transaction sur
deux se fait « de particulier à particulier », comme
par exemple avec des publications hebdomadaires comme « De
particulier à particulier ». Il n'y a aucun frais d'intermédiaire.
Toutefois, beaucoup de ventes se font rapidement, aussi,
lorsqu'un bien vous intéresse et que vous êtes à distance
vous pouvez, certes, appeler le propriétaire, mais il est
plus difficile de décider d'une visite.
Si vous êtes à l'étranger, et même si le journal arrive
par avion dans votre ville, il arrive qu'il ne soit distribué
que le vendredi, voire le samedi, selon les pays.
Il est évidemment recommandé d'aller sur les lieux pour se
rendre compte de l'environnement, de la fréquentation du
quartier, des équipements (écoles, commerces, etc...) et
des transports en commun.
En France, il n'y a pas de banque
de données des biens immobiliers sur le marché.
Pour résumer, un achat auprès d'un
particulier n'est réaliste que pour des personnes qui
vivent sur Paris. A distance, privilégier un chasseur de logement.
Quatrième
étape : optimiser les visites
Arrivez en avance pour vérifier
l'environnement et les parties communes.
Que le logement soit vide ou encore occupé,
n'oubliez pas de regarder l'état du plafond (parfois
porteur de traces d’infiltrations), des murs et des fenêtres.
Prenez aussi en compte la bonne distribution et la clarté.
Une exposition Est/Ouest est préférable
à une exposition Nord/Sud. Les pièces exposées au Nord
sont moins lumineuses et plus difficiles à chauffer, sauf
si elles sont équipées d'un double vitrage.
Bon à savoir : le vendeur vous remettra,
lors de la signature du compromis de vente, un diagnostic de
performance énergétique qui évalue la consommation de son
logement. Ce diagnostic va de A à G, la majorité des
logements anciens ont une note comprise entre E et G.
Des questions à poser : les cheminées
fonctionnent-elles ? Quel est le mode de chauffage et de
production d'eau chaude ? Y a-t-il du bruit dans
l'appartement (vous pouvez demander quelques minutes de
silence au vendeur) ? Le logement est-il libre rapidement ?
Sinon quand sera-t-il libre ? Quel est le montant des
charges de copropriété ?
Un chasseur de logement
qui s'occupe de vous aura déjà traité ces points.
Si l'appartement vous plaît, faites une deuxième
visite. Regardez cette fois-ci chaque pièce en détail.
Ne vous alarmez pas si vous voyez des petites fissures, fréquentes
dans l'ancien, mais attention aux éventuelles traces
d'humidité. Voyez s'il y a des placards... on en a toujours
besoin ! Vérifiez l’état des sanitaires : fuites,
robinets qui ferment mal, étanchéité. Faites le point sur
les équipements restants (cuisine équipée, miroirs
muraux, tringles à rideaux et pourquoi pas… rideaux,
etc.)
Bon à savoir : Si vous convenez avec le
propriétaire de reprendre un ensemble d'équipements
(cuisine équipée, tringles à rideaux, etc.), faites un
inventaire que vous annexerez au compromis de vente. Vous
n'aurez pas de frais de notaire sur l'achat de ces biens
mobiliers.
Demandez le nom du syndic, vous pourrez
lui téléphoner pour connaître les travaux en cours dans
l'immeuble et ceux qui sont prévus. Vous pourrez aussi vérifier
le montant des charges avec lui.
Attention : autrefois, tous les travaux
prévus pour l'immeuble et les parties communes étaient à
la charge de celui qui les avait votés. Aujourd'hui, l'acquéreur
peut acquitter les appels de fonds des travaux qui vont lui
profiter.
Exemple : un ascenseur est en cours d'installation, tous les
appels de fonds demandés au vendeur avant la signature du
compromis sont à sa charge. Mais après, cela dépendra de
ce qui est écrit dans le compromis de vente. Soyez attentif
!
Un chasseur de logement
qui s'occupe de vous aura déjà traité ces points et vous
expliquera le fonctionnement de la copropriété en France.
Dans le cas d'une visite de maison :
repérez les éventuels vis-à-vis, écoutez s'il n'y a pas
de bruits indésirables, voyez quelles sont les espèces
plantées (fruitiers ou arbres d'ornement). Profitez-en pour
voir si les façades et la toiture sont en bon état sur
chacun des côtés. En effet, il arrive qu'une maison soit
en bon état sur trois façades mais un peu moins sur le côté
des pluies ou vents dominants.
À noter : depuis le 1er juin 2006, le
propriétaire doit vous remettre un état des risques
naturels et technologiques. Vous êtes ainsi protégé de
l’achat d’une propriété inondable ou dans un site
dangereux.
Comment évaluer
des travaux ?
Si vous décidez de confier vos travaux
à une entreprise, sachez que l'on compte environ 400 euros
par mètre carré pour refaire les revêtements (murs et
sols) avec des prestations de qualité courante, 600 euros
par mètre carré pour démolir les cloisons, poser de
nouvelles séparations, ou faire une décoration plus élaborée,
1 000 euros par mètre carré, si la décoration devient
sophistiquée. Comptez 3 000 euros minimum pour créer ou rénover
totalement une salle de bains (revêtements, sanitaires,
plomberie), et à partir de 400 euros par mètre linéaire
de cuisine à aménager. Pour de plus gros travaux (ouvrir
des murs porteurs, rénover la toiture d'une maison, etc.),
demandez au propriétaire de vous autoriser à visiter les
lieux avec un homme de l'art (architecte, cabinet d'étude)
qui vous fera un devis préalable.
Est-il
possible de négocier le prix ?
Dans l'immobilier ancien, il est possible
de négocier le prix, mais attention, ce n'est pas non plus
une obligation ! Si le logement vous plaît et se situe dans
les prix du marché, ne cherchez pas à faire « à tout
prix » une bonne affaire. De nombreux particuliers
regrettent longtemps des logements qu'ils ont ratés pour
avoir tenté une négociation « de principe ».
En revanche, si le logement vous paraît
plus cher que le prix du marché, vous pouvez faire une
contre-proposition. Pour négocier, inutile de « démolir
» le logement visité, il suffit d'indiquer au propriétaire
que votre budget vous permet de lui faire une offre sérieuse
à X euros.
Conseil : Pour que le vendeur prenne
cette offre au sérieux, n'hésitez pas à confirmer votre
proposition d'achat par un écrit indiquant le prix que vous
êtes prêt à payer, et la limite de validité de cette
offre (huit jours par exemple).
Cinquième
étape : conclure ma transaction
Réservez le logement grâce au compromis
de vente.
Quand le vendeur et vous-même êtes tombés
d'accord sur le prix et la date à laquelle le logement sera
libre, vous signez un compromis de vente. C'est un contrat
par lequel le vendeur va vous réserver son bien jusqu'à la
signature de la vente définitive.
Pourquoi ne peut-on pas signer tout de
suite la vente définitive ? Parce que, pour une vente
immobilière, il faut obtenir différents papiers
(certificat d'urbanisme, état hypothécaire, etc.) et le
notaire qui est le seul à pouvoir s'en occuper, a besoin de
temps pour obtenir ces documents des différentes
administrations. De même, il faut un certain délai pour
obtenir un crédit.
Un chasseur de logement
vous assistera dans ces démarches.
Le descriptif du logement
Le contrat de vente définitif doit contenir une description
exacte et détaillée du logement. Ainsi, le plan, le nombre
et la surface des pièces, les éléments d'équipement
individuels, la nature et la qualité des matériaux du
logement doivent être précisés dans un descriptif en
annexe du contrat. La nature, le mode d'exécution des
ouvrages ainsi que les caractéristiques techniques des équipements
utilisés doivent figurer dans une notice descriptive
conforme à un modèle type agréé par arrêté ministériel.
Une fois toutes ces formalités effectuées
par le notaire, et votre (vos) éventuel(s) crédit(s)
obtenu(s), c'est-à-dire environ trois mois après la
signature du compromis de vente, vous signez l'acte définitif
de vente chez le notaire. Ce délai peut être allongé si
cela arrange tout le monde.
Bon à savoir : Le compromis de vente se
signe chez le notaire ou sous seing privé (sans notaire).
Les compromis de vente évoluent constamment pour être
parfaitement conformes aux lois en vigueur, faîtes appel à
des professionnels.
Vous pouvez signer le compromis de vente
puis la vente définitive chez le notaire du vendeur, mais
si vous souhaitez avoir votre propre notaire, ce que nous
vous conseillons, sachez que cela ne vous coûtera pas
un centime de plus, les deux notaires se partageant les
honoraires. Un chasseur de logement
vous aidera à trouver un notaire.
Rappel : si le compromis de vente peut se
signer sans notaire, la vente en revanche devra
obligatoirement être authentifiée par ce dernier. C'est
d'ailleurs lui qui se charge de récupérer tous les papiers
nécessaires. Les notaires ont un barème identique d'une étude
à l'autre, il n'y a pas de notaires plus ou moins chers.
Les ventes en France sont très sécurisées.
L'acquéreur est vraiment très bien protégé.
Le vendeur doit lui remettre, lors de la signature du
compromis de vente, de nombreux diagnostics qu'il aura fait
réaliser par une société agréée et assurée (par
exemple, sur la présence éventuelle de plomb). Suivant le
type de vente, le lieu où se situe le logement et la date
de construction du bâtiment, les diagnostics sont différents.
Lors de la signature du compromis de
vente, vous ne disposerez pas de certaines informations,
notamment en matière d'urbanisme, car il faut attendre que
le notaire les demande. Rassurez-vous, si jamais ces
renseignements étaient négatifs, vous pourriez arrêter la
vente et récupérer votre indemnité d'immobilisation.
Une fois le compromis de vente signé,
vous disposez d'un délai de sept jours pendant
lequel vous pouvez encore changer d'avis. Ce délai est
appelé le délai de rétractation.
- Si vous signez
devant notaire, celui-ci vous indiquera quand prend fin
votre délai.
- Si vous signez
directement avec votre vendeur, celui-ci vous enverra en
recommandé un exemplaire du compromis de vente signé.
Le délai débute le lendemain de la première présentation
de l'avis de réception.
Si vous poursuivez votre achat, vous
n'avez aucune démarche à effectuer. Si, en revanche, vous
décidez de ne pas acheter, envoyez tout de suite et bien
entendu avant la fin du délai, une lettre recommandée au
vendeur et au notaire.
Quel versement lors du compromis de vente
?
Quand vous signez le compromis de vente,
vous versez généralement 10% du montant de la vente
pour réserver le logement. Cela s'appelle une indemnité
d'immobilisation. Parfois cette indemnité est ramenée à
5% quand la signature de la vente est prévue au-delà des
trois mois habituels, ou quand la transaction porte sur un
bien très cher.
Si vous n'obtenez pas les crédits que
vous avez déclarés demander ou bien si les renseignements
d'urbanisme sont négatifs, vous pourrez renoncer à l'achat
et récupérer cette somme. En revanche, si vous changez
d'avis, après le délai de rétractation, vous
perdrez cette somme.
Si vous signez sous seing privé ou chez
un notaire, faites toujours ce chèque à l'ordre du
notaire, il le déposera sur un compte séquestre en
attendant la vente définitive (attention, le chèque sera débité).
Combien coûtent les frais de notaire ?
Dans l'ancien, les frais de notaire
varient de 7 à 9 % en fonction de la valeur du bien et du
montant du crédit. C'est vous, l'acquéreur, qui les
acquittez, généralement en deux fois : vous versez une
provision lorsque le notaire démarre les démarches et vous
payez le solde lors de la signature de la vente définitive.
Ai-je d'autres frais à payer ?
Si vous achetez un appartement en
copropriété, on vous demandera de verser une somme appelée
« fonds de roulement ». C'est un dépôt de garantie perçu
par le syndic de copropriété, qui vous sera remboursé
lorsque vous revendrez le logement. Pour connaître le
montant exact du fonds de roulement, vous pouvez téléphoner
au syndic de l'immeuble.
La réception sans réserve
En l'absence de désordre et de défaut de conformité le
procès-verbal est signé sans réserve. Il n'en demeure pas
moins, en cas d'achat d'un logement sur plan, que le nouveau
propriétaire dispose d'un délai d'un mois pour notifier au
vendeur les désordres non mentionnés lors de la livraison.
Ces réserves doivent être notifiées par écrit en
adressant une lettre recommandée avec accusé de réception
au professionnel concerné.
La réception avec réserves
En cas de vices de construction, ceux-ci sont consignés
dans le procès-verbal de réception et un délai de réparation
est déterminé, par écrit, avec les entreprises. Pendant
ce temps et pour un logement acheté sur plan, une somme
maximale de 5 % est consignée.
Bon à savoir : dès lors que les
réserves sont consignées dans un procès verbal de réception,
le constructeur et/ou le vendeur ne peuvent pas refuser de
remettre les clés à l'acquéreur. En cas de refus abusif,
le juge des référés doit être saisi.
La garantie de remboursement
La garantie de remboursement est une convention selon
laquelle une tierce personne (la caution) s'oblige envers
l'acquéreur, solidairement avec le vendeur, à rembourser
les versements effectués par l'acquéreur, au cas de résolution
amiable ou judiciaire de la vente pour cause de défaut
d'achèvement. Dans les autres cas de résolution, cette
garantie ne s'applique pas. En outre, seul le remboursement
des versements effectués est garanti, à l'exclusion des
frais, pénalités ou dommages-intérêts éventuellement
dus par le vendeur. De fait, cette garantie est peu pratiquée.
Sixième
étape : emménager
En règle générale, le vendeur vous
remet les clés du logement le jour de la signature de
l'acte authentique chez le notaire, qui intervient environ
trois mois après la signature du compromis de vente.
Si cela vous arrange et que cela est
possible (le logement est vide), vous pouvez convenir avec
le propriétaire d'obtenir les clés plus tôt. Dans ce cas,
pensez à vous assurer tout de suite.
Enfin, vous devez choisir entre déménager
vous-même ou trouver une entreprise (si votre déménagement
intervient durant les vacances scolaires, pensez à réserver
longtemps à l'avance) et faire le changement d'adresse pour
un ensemble de documents.
Signature
du compromis ou de la promesse de vente
C'est l'acte par lequel le vendeur s'engage à vendre un
bien immobilier à un acheteur en précisant les conditions
de la vente. Il est quand même nécessaire de bien faire le
distinguo entre les deux formules. Le compromis, c’est
plus qu’un promesse et moins qu’une vente.
En signant ce contrat, vous vous engagez à acheter.
L’avantage est qu’il dispense de frais
d’enregistrement. Dans la promesse de vente, vous vous réservez
le droit d’acheter ou non, dans un délai fixé avec le
vendeur.
Si vous acceptez, on dit que vous levez l’option. Le
risque est que le vendeur a pu, entre temps, céder le bien
à un autre acheteur et que vous ne pouvez alors demander
l’exécution forcée de la vente. Si vous n'achetez pas,
vous perdez votre dépôt de garantie, il faut, de plus,
acquitter les frais d’enregistrement.
Dans les deux cas, la signature de l’avant-contrat est en
général assortie du versement d'un acompte (dépôt de
garantie) représentant au maximum 10% du prix de vente du
bien.
Son non-respect entraîne le paiement de dommages et intérêts.
Vous pouvez néanmoins insérer une clause suspensive (refus
de prêt de la banque, droit de préemption par la commune,
découverte d'une servitude d'urbanisme grave), qui vous
permettra de vous dégager sans indemnité. Vous disposez
d'un délai de réflexion de sept jours pour renoncer à
l'acquisition.
En tout cas, si vous attendez l'accord du banquier pour un
emprunt immobilier, n'oubliez pas d’inscrire une clause
stipulant qu'à défaut d'obtenir le prêt, vous êtes libéré
de tout engagement et pouvez récupérer votre indemnité
d'immobilisation.
Il faut environ trois mois, et parfois plus, pour obtenir
des administrations les renseignements et les documents nécessaires
à la vente : actes d'état civil, état hypothécaire,
extrait cadastral, dossier d'urbanisme, diagnostic
technique, questionnaire syndic,... Pendant ce délai, le
notaire constitue le dossier de vente.
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